notre culture, il compte dans le cultur du khasso par certains chases, deLES INSTRUMENTS DE MUSIQUE KHASSONKE
Le “ Doundounŋo ” : tambour
Le bois est sculpté par les forgerons, mais la confection est finalisée par des jeunes captifs qui utilisent cette fois une peau de biche ou à défaut de
chèvre, tannée. Se joue à l'occasion de toutes les fêtes, et des prestations de services. Se porte en bandoulière sur l'épaule et se joue par une seule
personne avec un bâton d'environ cinquante centimètres, mais accompagné d'autres instruments.
Le “Kontinŋo” :
Fabriqué par des forgerons à partir des bois tels que le “Drassé ” et le “Dougouto”, monté par les griots, avec une peau de taureau. Constitué de 4 ou 5
cordes, dans le temps, tressées à partir de crinières de cheval, mais de nos jours remplacés par des nylons. Se joue à l'occasion d'une soirée privée ou
d'une invitation cérémonielle, durant lesquelles on expose des généalogies des récits épiques ou des éloges sur des familles nobiliaires, guerrières ou
sur des individus dont le courage sert d'exemple à la communauté quel que soit son rang social.
Il est joué exclusivement par des griots, des aèdes ou des traditionalistes. Se joue par pincement des doigts et en générale en position assise en tailleur
avec l'instrument posé sur les cuisses. Mais on peut le jouer débout comme assis sur un siège.
Le “Taboulo ” : percussion
Instrument très rare, seuls quelques cantons le possèdent.
Fabriqué par des forgerons, à partir d'un bois très solide nommé “Dougouto”, assemblé par des vieux captifs, avec une peau tannée de taureau. Se
joue à l'occasion du décès d'un roi ou d’un chef de canton, Si non son usage est interdit en toute autre occasion. Il est joué par des captifs à même le
sol, sans support avec les mains d’une personne décédée.
Le “ Tantanŋo ” : percussion
Fabriqué par des forgerons, à partir d'un bois très solide nommé “Dougouto”, assemblé par des jeunes captifs, avec une peau de taureau de préférence
de moins de cinq ans. Se joue à plusieurs occasions, Mariage, Décès du chef du village (jouer jusqu’à la déchirure de la peau), Baptême. Aspect plus
symbolique : se joue à l'occasion de la recherche d'une personne égarée dans la brousse pour le guider vers le village, et aussi pour alerter en cas de
danger (feu de brousse, invasion de criquets...)
Placé et maintenu sur le sol par quatre à six pieds, Taille : environ 1,20 m du sol, pour 30 à 50 kg, il se joue par n'importe qui, mais à deux : l'un
utilisant ses deux mains et l’autre utilisant des tiges de bâtonnets.
Le “ Tamo ” ou tambourin :
Fabriqué par des forgerons, joué exclusivement par des griots en diverses occasions (Fêtes, convocation pour une réunion ou pour accompagner la
nouvelle mariée) placé sous l'aisselle et joué au moyen d'un bâton crochu.
Le “ Xirono ” : monocorde.
Semblable au Kontinŋo à la seule différence que c'est un instrument à une seule corde.
Le “ Simbinŋo ” 7 cordes, Semblable à la Cora.
Une calebasse surmontée d'une longue tige tirée par quatre cordes qui viennent se fixer sur la base de la calebasse couverte par une peau de biche ou
de chèvre. Confectionné et joué exclusivement par des chasseurs initiés.
Le “ Bolonŋo ” 3 cordes
Pareille au “ Simbinŋo ”, joué par des captifs à l'occasion des rencontres ou des cérémonies guerrières.
Foulé (flûte) :
Elle est faite à partir d'une tige de bambou trouée par endroits, jouée par les forgerons.
MUSIQUES ET DANSES TRADITIONNELLES
Dans la culture khassonké, le chant et la danse porte souvent le même nom et sont structurées comme les classes sociales à savoir:
· Ä Nobles (Horro)
Sèmoukhènŋo, Kanankhassé
· Ä Captifs (Dionŋo) Dioubaliya
· Ä Forgerons (Noumo)
Taguètt
· Ä Coordonniers (Garankhé)
Domba
· Ä Griots (Dialo) Dialifollo
· Aussi, il existe des danses communes telles que les :
Dansa, Sindianŋo, Biré, Séné-Folo, Kitangrianŋo ou Youré, Mamalo, Ganminanŋo.
Le “danssa” est dansée par tout le monde (jeunes filles, femmes, vieilles, nobles captifs, griots, cordonniers, forgerons, finas, mabos,
etc), accompagnée de tambours comme le “doundounŋo” et le “tantanŋo”.
Sindianŋo : la danse des jeunes garçons et jeunes filles,
Biré : danse pour la cérémonie de circoncision,
Séné-Folo et Kuitangrianŋo ou Youré : la danse des cultivateurs.
Mamalo : célébrée à la veuille du départ de la fille chez son mari.
Ganminanŋo : chanter pendant la cérémonie du mariage.
Khouméyalo : (Danse des chasseurs).
LES CHANTS ET CHANSONS
Les chansons en milieu
khassoké sont réservées
aux griots en premier lieu.
Détenteurs et compositeurs
de toutes les musiques
traditionnelles,
ils sont l'objet de beaucoup
de respect de la part des
autres hommes de caste tel
que les nobles, les
forgerons, les esclaves
(Kanté, Sissoko,
Kanouté, Tamega, Djombana, Dembélé, Dabo, Diallo, Sidibé…) les mabo les gaoule etc .
Toute chanson en milieu khassonké a un sens bien défini, a chaque caste correspond une chanson d'honneur de provenance ancestrale. Appelée
Faso ou l'hymne du caste à
l'écoute de la quelle chacun
se glorifie. C'est pour quoi le
Tagué est réservé aux
forgerons, le Donba au
cordonniers, le djondon aux esclaves; le dansa est une danse populaire
Certaines chansons sont
ancestrales, dédiées par les
griots à des grandes figures.
Ces chansons continuent à
être chantées par les griots
aux
descendants et aux pseudo descendants de ces puissants hommes. C'est pour quoi Bulolu-Wo est chanté pour les descendants des FAKOLI (
forgeron ) neveux de
Soumangourou Kanté. Les
descendants de Fakoli ou
Fakolisi ou encore Bulolu
sont très nombreux :
Doumbia, Camara,
Sissoko, Bagayogo,
Dansoko, Kamissoko... Le
Tiramakan est chanté
pour les Traoré ou Dembele;
et le Taara aux
descendants de Cheick
Omar Tal.
Parallèlement à ces chansons
il existe d'autres qui sont
coutumières : chanson pour
le mariage d'une fille, pour le
travail de groupe ( san-
séné-
donkilo ) des chansons religieuses, des chansons des circoncis et de distraction.
Griots et conteurs khassonke
Le Khasso a toujours été regorgé de griots et de conteurs, qui rappellent constamment les prouesses des héros des temps anciens et les codes de
déontologies et de morales qu’il faut en permanence inculquer aux jeunes générations. Ainsi, nous vous citons quelques noms prestigieux, dont voici
une liste non exhaustive:e de taureau. Se
joue le
Faso ou l'hymne du caste